Le Télégramme du 13 avril 2019

Rachid Benzine, Joséphine Serre et xavier Bazin à la fin du spectacle « Nour, pourquoi n’ai je rien vu venir »

La salle Cap Caval était pleine, vendredi 5 avril, pour voir le spectacle « Nour, pourquoi n’ai-je rien vu venir ? ».
Le public a pu suivre le douloureux dialogue, par lettres interposées, d’un père érudit éclairé et de sa fille qu’il élève selon des valeurs humanistes. Celle-ci semblait y répondre et suivait à son tour de brillantes études, avant une brutale disparition. Une première lettre parvient de Syrie, qui annonce que la jeune fille est partie se marier avec un compagnon rencontré sur internet pour « faire le djihad ».
La comédienne Joséphine Serre, interprétant Nour, et Xavier Bazin, le père, ont sublimé la lecture de ces échanges scripturaires par leur engagement émotionnel, dans ce dialogue de sourd où chacun exhorte l’autre à le rejoindre et à fuir les horreurs. Le public s’est mis au diapason des acteurs, porté par les compositions musicales pour piano de Véronique Briel, détentrice du 1er prix du Conservatoire de Paris.

L’auteur présent dans la salle

« Nour, pourquoi n’ai-je rien vu venir ? » est la version théâtrale du livre de Rachid Benzine, présent dans la salle vendredi. L’occasion pour le public, en fin de spectacle, de lui poser de multiples questions : Comment discerner la propagande de la vérité ? Comment quelqu’un que l’on aime, et qui vit à côté de soi, peut changer soudainement ?